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11/10/2016

Golfo di Napoli

 

Mai 2016

Par Florent Bourlet

 

Au départ, une affiche Artevoile aperçue un matin, alors que je n’étais pas très bien réveillé, près de la machine à café. Qu’est-ce que c’est ? Un reportage d’Arte sur la voile ? Non pas du tout, j’apprends rapidement qu’il s’agit de l’association de voile d’Artelia, entraînements, régates, weekends… et un grand voyage annuel.

Cette année, ce voyage était dans la baie de Naples et j’ai eu la chance de pouvoir participer à cette expédition. Né plus proche des volcans que de la mer, c’est vrai que je n’étais jamais monté de ma vie à bord d’un voilier. On m’a dit « l’important c’est : pas faim, pas froid, pas fatigué… pas foif ». Je n’ai jamais fait de voile mais un voyage qui part sur ces bases, ça ne peut qu’être bien ! Et puis la région est tout de même volcanique, alors je ne devrais pas être complétement perdu.

 

Alors me voilà parti en Italie. Je fais la connaissance de mon équipage et de notre bateau. On me dit « Tu dormiras dans le carré »… Bon ok, c’est vrai que d’ordinaire je préfère avoir un lit rectangulaire… Après si c’est comme ça sur un bateau…

En effet, j’ai dû apprendre une nouvelle langue. Je parle toujours aussi mal italien mais j’ai appris beaucoup de vocabulaire marin : le carré, des bouts, des manivelles de Winch, une GV, des penons, la barre, des actes de piraterie… Mon équipage expérimenté m’a permis d’apprendre énormément tout au long de la semaine, le partage est une des valeurs premières de l’association et c’est très enrichissant. Artevoile, c’est l’occasion de découvrir des personnes de tous les horizons, et de s’enrichir de cette diversité. Le bateau est toujours animé la journée, la bonne humeur est de mise. Les après-midis et soirées sont l’occasion de visites et de retrouvailles avec les autres équipages.

 

Partir sur un voilier, c’est aussi voyager différemment. Le temps se ralentit, le dépaysement est plus important. La mer nous a donné accès aux panoramas imprenables de Procida, d’Ischia, de Capri, de Positano et d’Amalfi… Un festival de cartes postales ! Bien sûr nous avons aussi mis pied à terre pour visiter ces endroits enchanteurs. Et nous avons ajouté à ces visites deux journées permettant de découvrir les sites d’Herculanum et Pompéi, ainsi que la ville de Naples.

 

Pour moi, c’est une expérience inoubliable, je ne remercierai jamais assez les personnes qui m’ont ouvert la porte de cette association, les organisateurs du voyage, et tous mes compagnons marins.

Désormais, je n’attends qu’une chose… « Capri c’est fini » mais c’est certain « Dès que le vent soufflera, je repartira ».

Et vous ?

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